Le rosé

Le rosé

C’est déjà le 10e épisode du Club et ça me fait très plaisir de vous retrouver chaque semaine pour apprendre le vin. Je suis curieux de savoir ce que vous pensez de ces épisodes donc je vous invite à m’envoyer un message grâce à la page de contact. Ça m’intéresse aussi d’en savoir un peu plus sur vous donc n’hésitez pas à vous présenter.

Si c’est la première fois que vous écoutez le Club, je vous invite à écouter les 9 épisodes qui précèdent celui-ci, vous y trouverez, j’espère, beaucoup de choses qui vous plairont grandement et grâce auxquelles vous pourrez apprendre le vin.

Passons à l’épisode d’aujourd’hui sur le rosé. L’été arrive à grand pas et je me suis dis qu’un épisode à ce sujet est une bonne idée pour savoir ce que vous aurez dans votre verre au bord de la plage ou en terrasse cet été.

Comment faire du rosé ?

Il existe deux grandes méthodes pour faire du vin rosé : le pressurage direct et la saignée. Avant de vous les expliquer, si vous voulez savoir comment faire du vin, je vous invite à écouter l’épisode du podcast à ce sujet. Revenons à la vinification du vin rosé et aux deux méthodes.

Le pressurage direct

D’abord, le pressurage direct, qu’on appelle aussi pressurage lent. Dans cette technique, la couleur est donnée au vin lors du pressurage. Ainsi, les raisins sont mis dans le pressoir et les fruits vont éclatés. Toutefois, il sera veillé à prendre son temps pendant cette étape pour faire en sorte que la peau du raisin ait le temps de colorer le jus à cette étape.

Le raisin est donc pressé pendant une durée comprise entre 8 et 10 heures pour obtenir un jus rosé qui sera ensuite mis à fermenter.

La saignée

Par ailleurs, la deuxième technique est la saignée. Avec la saignée, la colorisation du vin rosé a lieu pendant la macération. Dans cette technique, tout commence comme pour faire le vin rouge. C’est à dire que le raisin est foulé et le jus mis en fermentation avec le moult. Toutefois, on met fin à la macération beaucoup plus tôt pour récupérer le jus légèrement coloré. La fermentation reprend ensuite mais sans le moult.

Et voilà, vous connaissez désormais les deux méthodes pour faire du vin rosé.

Histoire du vin rosé

Vous vous en doutez, nous allons maintenant faire un peu d’histoire et allons ainsi plonger dans les origines de ce célèbre vin. Vous ne verrez plus votre verre à vin rempli de rosé du même oeil désormais.

Le rosé : un vin au coeur de l’histoire

On retrouve des traces de vin et de la culture du raisin qui remontent à des millénaires. L’histoire du vin est un sujet passionnant et nous pourrons y dédier plusieurs épisodes entiers si le sujet vous intéresse.

Les représentations anciennes du vin ont été étudiées. Les historiens en ont déduit que le vin des grecs était surement rosé ou en tout cas très clair car seul le jus était laissé à fermenter après que les raisins aient été foulés.

Le vin reste très clair jusqu’à la chute de l’empire romain. D’autres types de vin commencent à se développer à ce moment là.
À partir du 13e siècle, de nombreuses régions viticoles établissent un commerce important de clairet. C’est notamment le cas à Bordeaux où il concernait 87% de la production contre 13% de production de vin rouge. Bordeaux commerce d’ailleurs beaucoup avec l’Angleterre sur ces vins à cette époque.

Nous ne rentrons pas dans les détails du clairet mais vous pourrez retenir que c’est un intermédiaire entre le vin rouge et le vin rosé. C’est un terme que vous pouvez encore retrouver aujourd’hui pour des vins d’appellations d’origine controlée de Bordeaux et de Bourgogne. Cela étant dit, sa production est désormais marginale comparée au succès qu’il a pu connaitre entre le 13e et le 17e siècle. Le Clairet était la boisson à la mode, en particulier chez les urbains et les aristocrates. Vous pouvez d’ailleurs voir le clairet sur de nombreux tableaux du 17e siècle mais je vous ferai aussi un épisode sur le vin et l’art.

Un déclin progressif du vin rosé

À partir de la fin du 17e siècle, la demande pour ce type de vin commence à diminuer au profit de vins plus corsés, des tanins dans le vin plus important, on pourrait dire et plus colorés. Le vin rouge commence alors sa grande domination pour arriver sur toutes les tables d’Europe.

Le rosé a, ainsi, presque disparu de nos consommations courantes. Il existe pourtant des rosés absolument incroyables. Par ailleurs, fait intéressant, les congés payés ravivent l’attrait pour cette boisson. Et oui, les grandes migrations annuelles vers le sud renforcent la demande pour cette boisson. Il faut ajouter à cela que le rosé a fait un bond qualitatif et ce n’est clairement plus le même vin que nous buvons aujourd’hui.

Que manger avec du rosé ?

Maintenant que vous connaissez par coeur le rosé, vous vous demandez surement que boire avec du vin rosé ? Bonne nouvelle, je ne vais pas vous abandonner.

Bien sûr, le rosé est parfait pour l’apéritif. Vous pouvez également l’associer avec quelques produits de la mer : il s’accordera très bien avec la saveur iodée de ces derniers.

Si vous consommez un rosé à la robe claire, presque un vin gris, vous pouvez vous tourner vers des plats épicés comme un couscous ou un curry.

Globalement, la cuisine du sud se marie très bien avec le vin rosé. Une ratatouille accompagnée d’un bon vin rosé devrait vous ravir au plus haut point.

En dessert, la belle acidité du rosé et ses notes bien fruités peuvent bien trancher avec des pâtisseries un peu lourdes ou fournies.

Chiffres clés sur le Rosé

Vous me connaissez, je ne peux pas vous laisser sans vous donner quelques chiffres clés sur le rosé :

  • Les rosés représentent un peu plus de 8,5 % de la production mondiale de vin ;
  • La France est le premier producteur de rosé au monde avec 29% de la production (en 2006) ;
  • La France consomme 7 millions de litres de rosé par an ;
  • C’est la Provence qui produit le plus de vin rosé en France avec 89% de sa production dirigée vers cette couleur.

Et voilà, bravo, vous connaissez maintenant par coeur le vin rosé. Nous avons encore vu que le vin n’est pas une boisson comme les autres. Toutes ses couleurs regorgent de secrets. Apprendre le vin est crucial pour pouvoir enfin en profiter pleinement. Je vous donne donc rendez vous au prochain épisode. En attendant, pour poursuivre vos efforts d’apprentissage du vin, rendez vous sur Le Club. En vous inscrivant, vous pourrez être averti des prochains épisodes et avoir tous les bonus qui y sont associés et apprendre le vin simplement. C’est gratuit, c’est intéressant et si jamais vous changez d’avis, vous pourrez vous désabonner quand vous le souhaitez. Alors foncez vous inscrire juste après cet épisode à notre club.

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